2026 Nicolas Novac

Nicolas Novac

Domaine artistique : Arts visuels

Visitez le à l’Édifice Laurier-Léger :

199 rue Principale et au 195 rue Principale, Les Coteaux

Biographie / démarche

Ma pratique artistique s’enracine dans une conviction profonde : l’art n’est pas un exercice de style, ni une adhésion à un courant, ni un geste cherchant à plaire. Il est un mouvement intérieur, une nécessité vitale, une force qui s’impose à moi et qui me pousse à sonder l’être humain dans toute sa complexité. Depuis mes débuts, je me tiens à distance des tendances et des catégories, car je crois que l’artiste doit créer en dehors des cadres, dans un espace où l’intuition, la sensibilité et l’expérience humaine deviennent les véritables guides.
Le cœur de mon œuvre est un hommage à l’être humain — à sa force, son courage, sa fragilité, mais surtout à son espoir. Cet espoir, souvent ténu mais toujours présent, est pour moi le moteur de notre évolution intérieure. Mes toiles cherchent à capter ce mouvement invisible : les oscillations de l’âme, les tensions entre le corps et l’esprit, les élans qui nous traversent et nous transforment. Je peins non pas pour représenter, mais pour révéler. Je tente de surprendre ce qui échappe aux mots : la vibration intime, la respiration profonde, la lumière fragile qui habite chaque être.
Mon travail se déploie principalement sur des toiles de grand format, où la gestuelle occupe une place centrale. En utilisant la peinture acrylique, encre, pastel à l’huile, mes techniques mixtes deviennent des prolongations de mes propres mouvements intérieurs. Je limite volontairement ma palette à deux ou trois tons saturés, que je confronte à des zones de couleurs atténuées. Cette économie chromatique n’est pas une contrainte, mais une manière de concentrer l’énergie, de laisser la matière respirer, de donner au geste toute sa puissance expressive. Les formes émergent, se dissolvent, se recomposent, elles laissent deviner les silhouettes humaines, les regards, les fragments de récits. Rien n’est figé : tout est en mouvement.
Je conçois mes œuvres comme des espaces de dialogue. Dialogue entre les formes et le vide, entre la matière et la lumière, entre l’intériorité et le monde. Dialogue aussi entre le spectateur et lui-même. J’espère que chacun pourra, ne serait ce qu’un instant, se reconnaître dans mes œuvres, y retrouver un fragment de soi, une émotion enfouie ou un souvenir oublié. Je souhaite offrir une expérience – un moment suspendu où l’on revit une rencontre, où l’on reconnecte avec son âme, où l’on se laisse traverser par une émotion.
Cette recherche est guidée par une quête persistante de l’indéfini. Je ne peins pas pour atteindre une réponse, mais pour approcher ce « quelque chose » qui se dérobe toujours - cette vérité ultime pour certains, cette essence de la vie ou de l’âme pour d’autres, ou encore — pour reprendre les mots de Kundera — cette « insoutenable légèreté de l’être ». Cette quête n’est pas volontaire, elle s’impose à moi comme une force intérieure, un appel du subconscient qui me pousse à continuer, à chercher, à creuser plus profondément.
Mes œuvres récentes approfondissent cette exploration. Elles s’intéressent aux archétypes émotionnels, aux zones de tension entre humilité et désir, entre lumière et fracture, entre ancrage et élévation. Dans Reverentia, par exemple, le halo lumineux — brisé, imparfait — devient le symbole d’une révérence humaine, fragile, mais authentique. Dans Nostalgia et Affectio, je cherche à saisir la mémoire émotionnelle, ce qui persiste en nous malgré le passage du temps. Ces œuvres marquent un tournant dans ma pratique : elles s’éloignent de la narration pour entrer dans une dimension plus universelle, plus méditative, où la peinture devient un espace de contemplation active.
Je crois profondément que l’art doit transcender l’artiste. Une œuvre ne devrait pas être lue à travers la biographie de celui qui la crée, mais à travers l’énergie qu’elle porte et transmet. L’art est une confidence indirecte - l’œuvre parle ces mots que nous ne pouvons pas prononcer. Elle révèle ce que l’artiste lui-même ne saurait formuler autrement. Lorsque l’on humanise trop l’œuvre, on la ramène à l’échelle de l’individu - or, l’art, dans sa forme la plus pure, aspire à toucher quelque chose de plus vaste, de plus intemporel.
C’est dans cet esprit que je poursuis ma démarche. Je peins pour créer des ponts entre les êtres, pour offrir des espaces où l’on peut se retrouver, se perdre, se transformer. Je peins pour donner forme à l’invisible, pour rendre perceptible ce qui nous traverse sans se laisser saisir. Je peins parce que c’est ma manière de respirer, de comprendre le monde, de dialoguer avec lui.
Mon œuvre est en constante évolution, mais elle demeure fidèle à cette quête essentielle - explorer l’âme humaine, dans toute sa beauté, sa fragilité et sa lumière.

My artistic practice is rooted in a deep conviction – I believe that art is not a stylistic exercise, nor an adherence to a movement, nor a gesture seeking to please. It is an inner movement, a vital necessity, a force that compels me and drives me to explore the human being in all its complexity. From the beginning, I tried to keep a distance from trends and categories, because I believe that as artist, I must create outside of frameworks, in a space where intuition, sensitivity, and human experience become the true guides.

The heart of my work is a tribute to humankind – its strength, its courage, its fragility, but above all, to its hope. This hope, often tenuous but always present, is for me the driving force of my inner evolution. My canvases seek to capture this invisible movement: the oscillations of the soul, the tensions between body and mind, the impulses that flow through us and transform us. I paint not to represent, but to reveal. I try to capture what eludes words: the intimate vibration, the deep breath, the fragile light that dwells within each being.

My work is mainly carried out on large format canvases, where gesture plays a central role. Using acrylic paint, ink, and oil pastels, my mixed media techniques become extensions of my own inner movements. I deliberately limit my palette to two or three saturated tones, which I contrast with areas of muted color. This chromatic economy is not a constraint, but a way to concentrate energy, to allow the material to breathe, to give the gesture its full expressive power. Forms emerge, dissolve, and recompose themselves, revealing human silhouettes, gazes, fragments of stories. Nothing is riveted – everything is in motion.

I conceive of my works as spaces for dialogue. Dialogue between form and void, between matter and light, between interiority and the world. A dialogue also unfolds between the viewer and themselves. I hope that everyone can, if only for a moment, recognize themselves in my works, find a fragment of themselves, a buried emotion, or a forgotten memory. I wish to offer an experience – a suspended moment where one relives an encounter, where one reconnects with one’s soul, where one allows oneself to be traversed by an emotion.

This exploration is guided by a persistent quest for the undefined. I do not paint to find an answer, but to approach that « something » that always eludes us—that ultimate truth for some, that essence of life or soul for others, or even—to borrow Kundera’s words—that « unbearable lightness of being. » This quest is not voluntary – it imposes itself upon me like an inner force, a call from the subconscious that compels me to continue, to search, to delve deeper.

My recent works delve into emotional archetypes, into the areas of tension between humility and desire, between light and fracture, between grounding and elevation. In Reverentia, the luminous halo—broken, imperfect—becomes the symbol of a human reverence, fragile yet authentic. In Nostalgia and Affectio, I seek to grasp emotional memory, that which persists within us despite the passage of time. These works mark a turning point in my practice – they move away from narrative to enter a more universal, more meditative dimension, where painting becomes a space for active contemplation.

I deeply believe that art must transcend the artist. A work should not be read through the biography of its creator, but through the energy it carries and transmits. Art is an indirect confidence – the work speaks the words we cannot utter. It reveals what the artist himself could not otherwise express. When we humanize art too much, we reduce it to the scale of the individual – Art – in its purest form – aspires to touch something vaster, something more timeless.

It is in this spirit that I continue my work. I paint to create bridges between people, to offer spaces where we can find ourselves, lose ourselves, and transform. I paint to give form to the invisible, to make perceptible what flows through us without allowing us to grasp it. I paint because it is my way of breathing, of understanding the world, of conversing with it.

My work is constantly evolving, but it remains faithful to this essential quest – to explore the human soul, in all its beauty, fragility, and light.

Un avant goût de ses oeuvres